Le concept de la «starter home»

Il y a de cela moins de 2 ans, lors d’un souper, un couple de mon entourage m’a lancé la phrase suivante en parlant de sa maison : «On est bien même si c’est un peu petit.  Disons que c’est parfait pour une starter home».

Hein, une maison de départ?

Mais qu’est-ce qu’une maison de départ ou starter home?

Voici la définition wikipédia (traduction libre) :

Une starter home est habituellement une maison abordable qu’un premier acheteur ou famille peut se permettre d’acheter à travers épargne et financement hypothécaire.  En immobilier, on utilise souvent ce terme pour désigner des petites maisons de 1 ou 2 chambres, souvent assez âgées mais parfois aussi dans des nouveaux développements à faible coût.  Le concept, originaire des États-Unis suite à la deuxième guerre mondiale, était très populaire auprès des jeunes familles car il permettait de réaliser le rêve américain d’être propriétaire de sa maison et ce, même avec des revenus modestes.

À l’ère de la surconsommation, la réalité est que le terme maison de départ est utilisé aujourd’hui pour des maisons qui ne sont pas modestes du tout!  Un garage, une cour, un 2e étage, une cuisine neuve et un sous-sol rénové…ce n’est pas vraiment ma vision d’une maison de départ.  Un condo 2 chambres à 350 000-400 000$ non plus…

Ma vision d’une maison de départ!

 

Le plus gros achat d’une vie

Pour en revenir au couple mentionné ci-dessus, on parle ici de deux personnes sans enfant qui venaient d’acheter leur première maison.  Une jolie maison de banlieue déjà en bon état dans laquelle ils ont décidé «d’investir» un 15 000$ supplémentaire pour mettre ça à leur goût.  Un sous-sol rénové, un deuxième étage, une cour et même un gros spa, quoi demander de plus?

À peine quelques mois après avoir fait le plus gros achat de leur vie, déjà ce couple jugeait que ce qu’ils avaient n’était pas assez.  J’avais envie de m’époumoner en leur disant : «C’est incroyable!  Vous venez de dépenser plus d’un quart de million de dollars pour une belle petite maison que vous avez remis à votre goût, tout est propre, tout est beau, tout est en ordre et déjà, vous pensez à la prochaine?  Vous n’avez même pas d’enfant encore, vous feriez quoi avec plus d’espace?»

En réalité, j’ai probablement dit quelque chose comme : «Oui, c’est sûr qu’avec 3-4 enfants vous seriez peut-être un peu à l’étroit………..».  Je n’aime pas la confrontation.

Et pourquoi pas un château?

Se poser les mauvaises questions

Les premiers acheteurs vont souvent se poser la question suivante : «Quel est le maximum qu’on peut emprunter?»

La vraie question qu’on devrait se poser et pas seulement en tant que premier acheteur mais tout au long de notre vie c’est : «Quels sont nos besoins?»

Pour faire suite à l’histoire du couple mentionné plus haut, ils sont venus souper à la maison dernièrement.  C’est alors qu’ils nous ont annoncé qu’ils cherchaient une nouvelle maison (à peine un an et demi après avoir acheté leur première maison).

Au début, je me suis dit qu’ils ne faisaient que zieuter des maisons sur internet et que ce n’était pas sérieux.  Eh bien non.  Ils avaient amené des fiches MLS et Duproprio et sont même allés en visiter quelques-unes.

Cette fois-ci, c’était des maisons beaucoup plus grandes avec 4-5 chambres, une immense cour, grosse cuisine à aire ouverte, sous-sol rénové, hauts plafonds…de vrais petits châteaux.  Leur budget : 450 000$ (en banlieue).  Il faut dire qu’ils ont maintenant un jeune bébé…il ne faudrait pas qu’il manque d’espace.  Curieusement, j’ai vécu dans un petit appartement avec mes parents jusqu’à l’âge de 8 ans environ et je ne me suis jamais senti à l’étroit.  Au contraire, j’étais tout le temps près d’eux.

J’avais encore une fois envie de m’exclamer haut et fort : «Vous réalisez qu’il y a un an et demi, vous avez payé un notaire, une taxe de bienvenue, une inspection, un déménagement et que vous devrez tout repayer ça une deuxième fois?  La taxe de bienvenue sera aussi plus imposante évidemment!  Après les rénovations et tous les frais reliés à l’achat de la première maison, vous serez perdants.  Sans compter que la nouvelle maison coûtera plus cher d’entretien, d’électricité, votre hypothèque ne doublera pas mais presque, vous connaissant vous voudrez tout meubler à neuf et tant qu’à y être, si il y a des petits travaux à faire on va faire ça avant d’emménager et on sera débarassé.  Tout ça pour une maison dont 75% de l’espace ne sera jamais utilisé!  Vous êtes entrain d’assumer que vos salaires vont continuer d’augmenter et que tout ira toujours bien.  Je sais combien vous gagnez environ et selon moi, c’est complètement stupide comme décision».

En réalité, j’ai probablement dit quelque chose comme : «Ah, oui c’est vrai que la cuisine est belle et que la cour est grande….».   Je vous rappelle que je n’aime pas la confrontation…

Confronter ou laisser aller

J’aime ces personnes.  Je n’approuve pas toutes leurs décisions mais c’est leur vie et je n’ai pas mon mot à dire.  J’aimerais cependant être capable de leur ouvrir les yeux pour qu’ils réalisent à quel point ils sont pris dans une boucle interminable de surconsommation.  Ah oui, est-ce que je vous ai dit qu’ils ont trois voitures pour deux personnes?  Vous comprendrez que je n’exagère pas.

De petits changements mineurs dans leur façon de consommer et voilà qu’ils pourraient prendre leur retraite à 50 ans au lieu de 65 ans.  Ils pourraient aussi vivre au jour le jour avec moins de pression financière ou accepter un emploi plus près de la maison même si c’est moins cher payé et sauver 2h de traffic par jour.

Je pense que ce blog me sert d’exutoire pour partager certaines choses que je n’arrive pas à partager avec certaines personnes.  L’argent est un sujet sensible.  Tout le monde a sa propre relation avec les finances.  Certains agissent pour combler un vide, d’autres ont reçu le mauvais exemple de par leur éducation ou leur entourage ultra matérialiste.

Desfois je me dis que je devrais juste les confronter et leur dévoiler notre plan en exposant les faits.  Je pense que ça pourrait créer un froid, voire même de la jalousie et c’est vraiment ce qui me retient de le faire.  Et si le fait de le faire changeait leur perception et influençait positivement le restant de leur vie?  Ça vaudrait la peine non?

 

Qu’en pensez-vous?  Seriez-vous du genre à confronter ou à laisser aller?

 

 

 

 

 

16 commentaires

  1. Salut BarbeRiche,

    À mon avis, ça dépend de plusieurs facteurs tels que le degré d’ouverture, la capacité à se remettre en question, l’intérêt pour ses finances personnelles, la capacité d’être heureux avec ce qu’on possède et la personnalité/le tempérament de ton couple d’amis.

    Pour ma part, je choisis les gens avec qui je parle de finances personnelles, car il y a bien des gens pour qui le sujet est d’un ennui mortel ou bien les mets mal à l’aise.

    Venant d’une famille d’entrepreneurs, je peux en parler avec eux, mais parmi mes amis, par exemple, je te dirais que je préfère éviter le sujet avec plusieurs d’entre eux parce que je sais que peu importe ce que je dis ou peu importe l’ampleur de la démonstration que je pourrais leur livrer sur les bienfaits de l’épargne et de l’investissement, ils ne se rendront jamais jusque-là. Soit qu’ils aiment trop travailler, soit qu’ils détestent les gens mieux nantis, soit qu’ils ont un trop gros train de vie, etc. Bref, en connaissant un peu les personnes, je sais qui a de l’intérêt et qui n’en a pas, qui est raisonnable et qui l’est moins.

    Pour la grosse maison, c’est un classique…

  2. BarbeRiche,
    C’est un sujet très sensible… comme comment élever son enfant. Garderie ou pas de garderie. Allaiter ou pas allaiter…

    En parler est un bon moyen de perdre leur amitié… ou d’améliorer leur vie.

    Mais tu sais comme moi que ce qu’on fait demande un cheminement, une prise de conscience. Peu de gens vont épargner 50% de leur salaire du jour au lendemain…

    Moi ça m’a pris des années le comprendre et me lancer…. d’autres sont plus rapides catcher…

    Moi des fois je me dis juste qu’en vieilissant on se connait mieux et on se rend compte de ce qu’on veut plus dans notre vie et aussi de ce qu’on veut moins… des gens comme ça j’en veux moins… des gens comme toi, Max, Petes, j’en veux plus.

    La vie est courte, notre temps limité. En plus on a les enfants… aie-je du temps à perdre avec des gens qui sont diamétralement opposés à moi… je garde mon ami parce que c’est un ami d’adolescence. Mais on se voit moins souvent depuis quelques années. On n’est plus à la même place…

    Tâte le terrain en lançant le sujet doucement… du genre « j’ai lu Tim Ferris la semaine de 4h… ». Tu verras si des lumières s’allument.

  3. Bon article!

    Je suis également souvent confronté au même dilemme.

    Je pense que les gens sont ignorants. Je ne le dis pas de façon péjorative, mais la plupart des québécois n’ont pas d’éducation financière. Ils sont éduqué par des vendeurs de chars, des vendeurs de maison et des conseillers financier (aussi des vendeurs).

    Nous ne pouvons pas imposer notre philosophie, mais nous pouvons les informer. C’est-à-dire, comme disait BM, partager des livres, des blogues, des références. Une personne intelligente finira par comprendre la logique.

  4. C’est marrant comment un tel mode de vie est tout à fait acceptable et normalisé.

    Il me semble que l’idée de prendre une retraite anticipée, choisir une moins grosse maison et un mode de vie moins exhubérant à tendance à être suspect et questionnable, surtout si on a des enfants!

    Je peux parfaitement imaginer ces personnes prendre ombrage de vos plans de retraite anticipée.

    Avoir une plus grosse maison est souvent une recherche de statut social. La retraite anticipée pose une échelle d’évaluation différente, où ils se retrouvent soudainement beaucoup plus bas. Ca peut donc être perçu comme une menace!

    Qu’en pensez-vous ?

    1. RR,
      De bons points. Je pense qu’il faut faire preuve d’une grande confiance en soi pour viser l’indépendance financière à un jeune âge. La confiance en soi ça dérange…

      J’ai le statut social, bien que je ne l’affiche nulle part sauf sur mon blog ou je suis transparent sur mes revenus.

      Si tu me croisais dans la vie de tous les jours tu te dirais probablement que je gagne 30k par année tout juste.

      Tout ce que je possède est bien ordinaire.

      Je n’ai vraiment rien à faire du regard des autres. Je suis comme je suis et je m’accepte comme je suis avec mes défauts et mes qualités.

      Et je sais ce que je veux.. peu de gens le savent… ça n’aide pas à se fixer des buts.

      S’affranchir du besoin du regard des autres est la première étape vers la confiance en soi. Warren Buffett parlait de inner scorecard vs outer scorecard. Celui qui vit en fonction du regard des autres n’arrivera probablement jamais à atteindre la liberté financière… du moins ses chances sont moindres.

      Et moi quand je vois quelqu’un qui gagne 75k par an s’acheter une maison à 500k et louer une Audi, mon regard devient.. indifférent voir méprisant… alors comme je ne valorise pas ces gens, ils ne m’aiment pas trop.

      1. Wow, belle surprise! 4 commentaires de 4 personnes différentes dont j’apprécie beaucoup l’écriture et les réflexions.

        @Mr Riche Relax : Très intéressant. Je n’y avais jamais pensé de cette façon. Ça vient directement les placer au bas d’une nouvelle échelle. Pas surprenant qu’il y ait tant de réticence. Le pire c’est que l’échelle du statut social est infinie et on ne peut jamais atteindre le sommet. On peut atteindre celui de l’indépendance financière relativement tôt par contre!

        @Le Jeune Retraité : Bien dit. C’est (très) dur de se défaire de 20-30ans d’idées préconçues véhiculées à travers l’éducation et l’exemple familial. Comme tu dis, on ne peut pas imposer le concept à personne. Je vais citer Mr Money Mustache lors d’une conférence «The truth is, I don’t really give a shit about your finances»! En bout de ligne, on partage nos réflexions, nos idées, la raison, le pourquoi et tant mieux si ça peut permettre à certains de s’ouvrir les yeux. Ce qui est déplorable, c’est le manque d’ouverture de certaines personnes (aussi intelligentes soit-elles).

        @Maxime : Bons points. Tu décortiques très bien les raisons qui m’empêche d’en parler avec certaines personnes. Je n’y pensais même pas consciemment donc merci à mon cerveau de faire tout le travail et de m’éviter certains froids! Ton commentaire m’aide à réaliser qu’il faut choisir ses batailles…

        @Blogueur Masqué : Je ne saurais quoi ajouter à ton commentaire. Je me rejoins beaucoup dans tes réflexions. C’est vrai que ce sont de sujets sensibles et durs à aborder car ça implique d’être capable de se remettre en question et ça, ça vient avec la maturité et les expériences (parfois jamais). Ça m’a aussi pris du temps pour le réaliser. J’ai l’air sage comme ça mais j’étais à des lunes d’où je suis en ce moment il y a de cela très peu de temps. Tâter le terrain comme tu le suggères est un bon conseil. Je l’ai fait avec un collègue d’ailleurs et il s’est acheté le livre et depuis on en parle! Je l’aime bien et ça m’a vraiment rendu heureux quand il est arrivé au bureau avec le livre!

        Merci beaucoup Messieurs 🙂

  5. Excellent article!

    Et des bons commentaires sur lesquels je suis vraiment d’accord. C’est drôle parce que j’ai aussi un ami de ce style là. Personnellement, j’ai choisi comme toi de ne pas confronter. Par contre, des fois, je lui envoie des petites remarques inconscientes et pas méchantes mais juste pour voir si ça va l’allumer. Je suis également présent sur les réseaux sociaux et parfois, je commente ce type d’article en mettant en CC des gens qui me sont chers. Je trouve ça dommage des fois de voir que les gens dépensent sans compter pour des choses qui ne leur ramènent rien (ex.: une audi ou une trop grosse maison) en terme de bonheur. J’ai d’ailleurs acheté le livre : en as-tu besoin? à un de mes amis et j’ai fait exprès de le donner devant d’autres amis justement pour voir si ça allait allumer un intérêt. Finalement, il n’y a rien eu. Ça fait maintenant plus de 6 ans que je suis sur le marché du travail de façon active et que mes amis le sont également. On commence déjà à voir une différence importante entre ceux qui organisent leur vie (ex.: moi) et ceux qui vivent comme s’il n’y avait pas de lendemain (un peu comme le couple d’amis dont tu fais mention). Au début, il n’y a que peu de différences. Les placements ramènent peu, alors au final, vu qu’on fait environ le même salaire, bien ça paraît pas. Après 5 ans, on fait plus le même salaire et surtout, je fais un mois de salaire de plus qu’eux (mes rendements). Dans 5 ans, je vais probablement faire 2 mois et demi de plus. Dans encore 10 autres années, je ferai probablement la moitié de leur salaire de l’année de façon passive. Autrement dit, quand on atteindra 45 ans, je ferai plus de 2 fois leur salaire dont une fois de façon totalement passive. Compte tenu que je dépense moins, j’aurai moins d’entretien à faire (sur l’auto, sur le spa, le gazon, etc.) ce qui me coûtera moins cher et me permettra d’en réinvestir encore plus. Et chose importante : je ferai CE QUI ME PLAIT parce que je serai libre financièrement. Les gens oublient ce point et pensent que c’est impossible.. Alors ils ne commencent même pas!

    Bref, je suis de l’avis des autres, tu devrais amener le sujet en douceur et sans trop l’amener. Tu vois leur réaction et s’il y a un intérêt, tu peux en parler plus. Je n’exposerais pas mon plan, ce qui pourrait faire de la discorde, surtout s’ils sont de type jaloux. Les gens trouvent souvent des excuses (son père lui a payé ses études, sa mère l’a aidé à monter ci et ça, etc.) pour justifier leur absence d’actions pour changer les choses. Je ne les connais pas, mais j’ai déjà vécu ça… Les gens disaient que j’étais gâté et blablabla par ci et ça. Ils oublient qu’on travaille et qu’on passe du temps à gérer tout ça. C’est facile de ne voir que le résultat. À toi de voir quel type de gens c’est et comment ils pourraient réagir 🙂

    1. Merci Petes!

      Encore une fois de sages conseils. C’est le fun d’avoir différentes perceptions.

      J’aime l’exemple graduel que tu donnes sur 5-10-15-20 ans. Ça aide à démontrer que plus on attend, plus l’écart s’agrandit et que c’est important de commencer le plus tôt possible. Peut-être que nous imaginer à 45 ans sur une plage, payé le même salaire qu’eux dans leur cubicule fera sonner des clochettes..!

      —–

      Anectode concernant le dit couple : On fête le premier anniversaire à notre enfant bientôt. On a demandé aux invités de ne pas amener de cadeau et que leur présence suffisait. Ce couple nous a dit lors du souper «on pourrait vous donner de l’argent pour mettre dans son REEE». Bon, déjà mieux qu’un cadeau en plastique à batterie mais je trouve ça complètement ridicule car après à l’anniversaire de leur enfant, qu’est-ce que je vais faire, leur redonner de l’argent pour le REEE à mon tour?

      Bon bref, j’ai répondu qu’on ne voulait vraiment rien et de toute façon on avait déjà mis le maximum (2500$) dans son REEE et ils ont eu l’air surpris…légèrement trop surpris il me semble.

      Imagine si j’avais ajouté qu’on avait le maximum dans les REER et les CELI aussi…p-e qu’ils auraient moins envie de donner de l’argent pour notre REEE haha. Ça me met vraiment mal à l’aise de me faire donner de l’argent : /

      1. Ahahah tu sonnes comme mon frère qui dit que c’est niaiseux les cadeaux. Il m’a dit regarde, garde ton 100$ je vais garder le miens ok!

        Cela étant dit, je lui ai dit regarde… donnes 100$ à ton neveu pis lui et nous on va rien te donner en échange comme ça ton cadeau ne sera pas une transaction inutile back and forth ok?

        Faut se lever tôt pour argumenter avec moi. Lol Après tout c’est pas mal ma job à temps plein m’obstiner lol Il a finalement donné 100$ pour le REEE du petit déjà maxed out et on a attendu l’année 2 pour le déposer. Résultat, on est fév et le REEE du petit a déjà reçu pour au moins 1500$ en cotisations lol

    2. Petes,
      Ce livre là me rend perplexe. J’ai eu envie de l’acheter mais le titre m’a tout de suite dit « hey en as-tu vraiment besoin? » Et là, j’ai vu mon taux d’épargnes et mon hypothèque qui fond à vu d’oeil et dans ma tête ça a fait.. ben non! Je n’en ai pas besoin! Lol Donc je doute de lire ce livre là un jour à moins de le trouver à la bibliothèque.

  6. Fais plaisir Barbe Riche!

    C’est toujours bien enrichissant venir commenter ici ou ailleurs comme sur le blog d’Alain, la communauté est vraiment super!!

    Je crois que l’essentiel est effectivement de commencer le plus tôt possible. Comme Buffett a dit : « Le facteur le plus important pour faire de l’argent, c’est le temps. Vous n’avez pas besoin d’être particulièrement intelligent, vous devez juste être patient »

    Le temps, c’est la clé. Tous les bons actifs (que ce soit immobilier, des microcaps, des larges caps, des placements privés, etc.) prennent de la valeur dans le temps. Un flux régulier, stable et constants de revenus c’est de plus en plus apprécié dans notre monde incertain! C’est aussi l’effet temps qui donne des rendements astronomiques au fil des années. Ça ne paraît pas tant après 2 ans ou 3 ans. Mais après 5-10-15-20-25 ans, la tu commences à voir pleinement l’effet de composition!

    C’est drôle ton anecdote sur les REEE. Je me tue à dire à mes collègues de cotiser pour profiter de la subvention de 30%! Tu es sûr de faire 30% de rendement, aucun placement ne t’offre ça garantit et il s’en trouve encore pour douter et pas le faire. Qu’est-ce que tu comprends pas? 2500$ c’est 100$ par paie… Let’s go! C’est pas la catastrophe il me semble.. Si tu es même pas capable d’épargner ça, j’espère que tu penses pas te retirer riche un jour.. Et par riche j’entends libre (pas riche riche comme Buffett haha). Tu vois, ils pensent à leur maison ou leur grosse Mercedes (concret) plus que leur REEE, CELI ou REER (non concret, tu vois juste des chiffres sur un relevé de temps à autre..)

    Alain -> 100% d’accord, loues le! Je l’ai acheté et j’ai rien appris vraiment. Mais je suis content de l’avoir lu et je vais certainement en relire des passages parce que c’est bien écrit d’une part et de l’autre part, c’est jamais perdu de se poser des questions sur soi et sa consommation. Je suis d’ailleurs en train de lire le livre : Happy money : the science of smarter spending.. Bien intéressant, ça rejoint un peu certains points du livre : En as-tu vraiment besoin? On y redéfinit ce pour quoi on dépense.. C’est bien intéressant tout cela! Vu qu’on dépense souvent (trop) pour des choses qui ne valent pas grand chose (rien), alors c’est un cercle vicieux.. Si en plus ça nous rend pas plus heureux qu’il faut.. C’est drôle comme cercle! S’en sortir est tout un défi et à voir certaines personnes.. On voit que c’est pas demain matin que ce sera leur cas. Dommage pour eux. Ils comprennent pas le vrai sens de la vie qui n’est pas de consommer sans compter, mais plutôt de profiter de ce qu’on a et de ceux qui sont alentour pendant qu’on a la santé et l’énergie de le faire… C’est pas important d’avoir une grosse auto, une énorme maison, un spa. L’important c’est le couple, les amis, la famille, les relations humaines, la santé, le sport, l’évolution, la spiritualité, etc… Pauvres eux qui vont constamment travailler pour des trucs inutiles qui en plus valent rien quelques jours après avoir été payés…

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