Qu’est-ce tu veux faire dans la vie?!

Ah, cette fameuse question!  Qu’est-ce tu veux faire dans la vie?

Pourrait-on me poser une question plus vague?  Ce que je veux faire dans la vie…qu’est-ce que c’est la vie?!  Je suis sûr que vous avez tous vécu ce merveilleux moment et que vous avez arboré les mêmes grands yeux ronds que moi en répondant : Eh…je sais pas…

Je suis entrain de lire le livre La semaine de 4 heures: Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux! 2e édition de Tim Ferriss et un chapitre m’a grandement fait réfléchir.  Assumons que nous aillons 10 buts à atteindre et que nous les atteignons tous.  Quel est le sentiment que l’on désire atteindre qui fait en sorte que les efforts en ont valu la peine?  L’auteur, moi-même ainsi que plusieurs autres auraient tendance à répondre : le bonheur.  Faux.

L’excitation, synonyme de bonheur?

Le bonheur, on le retrouve un peu partout.  Je ressens du bonheur en ouvrant une bouteille de vin, en mangeant un bon repas ou en recevant mon retour d’impôt!  C’est un terme qu’on utilise maintenant à toutes les sauces.  Mais qu’est-ce que le contraire du bonheur?  Est-ce la tristesse?  Je ne crois pas.  Après tout, on peut pleurer de joie.  Le contraire du bonheur selon l’auteur, c’est l’indifférence.  Si on vit une séparation amoureuse et que l’on ressent de la tristesse, c’est que l’on aime encore l’autre personne.  C’est donc intimement lié à l’amour.  Si on ne ressent rien après un tel événement, c’est qu’on est indifférent et quand on est indifférent, on n’aime pas.

L’excitation serait un meilleur synonyme pour le bonheur et c’est précisément ce que vous devriez constamment vous efforcer d’atteindre.  C’est ça le remède.  -Tim Ferriss

La question qu’on devrait se poser est plutôt : Qu’est-ce qui m’excite?  Si on demande à un enfant ce qu’il veut faire dans la vie (lire ici : ce qu’il l’excite), il répondra sûrement astronaute, joueur de hockey, chasseur de pokémon professionnel.  Tous ces choix ont la même chose en commun pour lui : ils sont excitants!  Et en tant que bons parents, on lui répondra qu’il peut faire ce qu’il veut dans la vie et qu’il doit suivre ses passions.  Du moins, c’est le discours qu’on lui répétera jusqu’au cégep.  Car lorsque vient le temps de choisir son domaine d’études, on doit retomber sur terre et choisir un domaine d’études avec de bons débouchés, qui permettra d’avoir un bon salaire et qui offrira de la stabilité.  De cette façon on pourra s’acheter une maison, avoir un chien, faire des enfants, supporter notre famille…tout ça en travaillant 40-50 heures/semaine dans une job qui est loin de nous exciter, passant 1h30 par jour dans le traffic et profitant de nos 3 semaines de vacances pour aller à Disneyland.  Excitant n’est-ce pas?

Combien de $ pour prendre ta retraite et enfin faire ce qui t’excite vraiment?

On me l’a demandé à quelques reprises mais je n’ai pas la réponse.  Même que plus j’y réfléchis et moins je pense que c’est la bonne façon d’approcher la situation.  Je pourrais répondre 1M$-2M$ ou encore 25x mes dépenses annuelles comme on fait beaucoup circuler dans la communauté d’indépendance financière.  Théoriquement, avec ces scénarios je n’aurais plus besoin de travailler pour le restant de ma vie.  C’est à ce moment-là que je serais sensé découvrir mes passions et trouver de quoi occuper mes journées maintenant que j’aurais environ 49 semaines et 2000-2500 heures libres de plus par année….et ce pour le restant de ma vie!  Je ne sais pas pour vous, mais bien que j’aime les sports d’équipe, l’exercice, les soupers entre amis et les sorties en plein air, je pense que j’aurais de la misère à combler tout mon temps avec ça.

Où je veux en venir c’est que je crois qu’il est plus important de trouver des projets qui nous excite vraiment, qui pourrait combler nos journées et faire en sorte qu’on se lève du lit avec le sourire et plein d’énergie en anticipant une autre journée excitante!  Sinon à quoi but amasser X$ si je ne sais même pas ce que je ferai lorsque je serai libre financièrement?

De plus, même si certains comme Mr Money Mustache ou Justin Root of Good ont atteint leur indépendance financière vers l’âge de 30 ans, pour la plupart d’entre nous ce sera beaucoup, beaucoup plus tard voire même jamais pour certaines personnes.  Même si on inclut la communauté d’indépendance financière qui regorge de gens qui pensent atteindre leurs objectifs très jeune vers 35-45 ans, voulons-nous vraiment renoncer à ne serait-ce que 5-10 précieuses années de notre existence éphémère en travaillant 49 semaines/année dans un emploi qui au mieux nous laisse indifférent?  Tout ça pour espérer accumuler assez d’argent pour le restant de nos jours…je ne sais pas.

Pire scénario

Mon plan initial était d’amasser assez d’argent pour prendre ma retraite et être capable de subvenir à nos besoins pour le restant de notre vie.  Même si cet objectif pourrait potentiellement se réaliser dans une avenir assez rapproché de 6-7 ans à l’âge de 35 ans…j’ai l’impression que je regretterais toute ma vie d’avoir attendu aussi longtemps.  Si on quittait nos emplois demain matin, juste avec nos économies on pourrait vivre avec la même qualité de vie pendant un bon 3-4 ans.  Si on vendait notre immeuble locatif, on rajouterait un autre 3 ans.  Ça laisse énormément de temps pour se concentrer à un projet qui nous excite vraiment et qui potentiellement pourrait générer assez de sous pour nous faire vivre.

Quel serait le pire scénario?  On pourrait manquer d’argent et devoir retourner au travail.  Peut-être que nos emplois seraient moins payant que ceux que nous avons présentement.  Somme toute, vraiment rien de catastrophique.

À l’inverse, si on décide de partir à l’aventure en s’offrant de la liberté en échange de nos revenus, qui sait où cela nous mènerait.  On pourrait partir un projet qui s’avérerait être un succès.  On pourrait décrocher un emploi excitant avec des horaires flexibles auquel on aurait jamais pensé en restant enfermé dans notre cubicule.  C’est très vague j’en conviens.  Cependant si on ne change rien, je vois ce qui s’en vient.  Un autre 10 ans de travail (coût d’opportunité) qui ne me stimule pas, avec peu ou pas de flexibilité…n’y a-t-il pas d’autres solutions?

Je sais que cet article est très vague et pour cause ; ce l’est dans ma tête.  Je vais me pencher sur la question mais je pense qu’il est primordial que je révise mon plan pour l’atteinte de l’indépendance financière.  Je ne pense pas que l’on quitte nos emplois demain matin.  Cependant, si dans 2-3 ans nous avons assez d’économies pour vivre ne serait-ce que 10-15 ans SANS travailler…pourquoi attendre plus longtemps?  Je suis sûr qu’avec tout ce temps libre, on pourrait trouver des façons de générer des sous tout en ayant une pleine flexibilité et sans se faire imposer un horaire et un nombre de semaines de vacances annuelles…

Que feriez-vous si vous aviez tout le temps libre nécessaire?  Quitteriez-vous votre emploi si vous aviez 10 ans de dépenses annuelles en économies?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 commentaires

  1. BarbeRiche,
    Tu viens de lire Tim Ferriss et ça paraît lol
    Tim, pour justifier son approche, se base sur un système qu’il a lui-même mis en place et que d’autres comme lui ont mis en place qui leur permettent de tirer des revenus « passifs » sur internet en utilisant l’automatisation et les écarts entre pays riches et pays pauvres pour vivre là où ça coûte moins cher (Chiang Mai semble à la mode) mais aussi pour que des gens de pays du tiers monde fassent le travail à ta place. La plupart semblent avoir utilisé la plateforme Clickbank pour vendre un produit numérique et la force de leurs affiliés pour qu’ils vendent le produit à leur place… les petites sales page de clickbank je ne suis pas certain que ça soit encore « hot »…

    Alors… oui, si je pouvais mettre ce système en place et qu’il m’apparaisse suffisamment solide pour durer quoi que Google ou Amazon ou clickbank décident de faire avec leurs programmes de commission et qu’en plus j’avais un bon pécule de côte, alors là oui je pense que je me lancerais car j’aurais un parachute accroché dans mon dos.

    Mais je ne me lancerais pas dans le vide avec la pensée magique que parce que j’ai du temps, je vais trouver un moyen…

    Quand tu regardes mon plan, mon objectif est d’avoir 15,000$ en revenus de dividendes à 45 ans… pas de quoi sauter de joie. À peine de quoi vivre chichement. C’est le « parachute » que je suis en train de me bâtir et parallèlement je bâtis une micro-entreprise. Quand j’aurai atteint mon 15,000$ en dividendes (et aucune dette) là je vais avoir le « coussin » que moi je juge nécessaire pour me lancer dans d’autres projets tels que grossir ma micro entreprise en une vraie entreprise.

    Tim Ferriss a fait quelque chose de similaire. Il travaillait et parallèlement il a bâti BrainQuicken jusqu’à ce que cette compagnie puisse avoir assez de potentiel pour que faire le saut vaille la peine.

    Spencer Haws a fait la même chose avec ses sites de niche et Long Tail Pro.

    Ils l’ont juste fait beaucoup plus rapidement que moi et avec beaucoup plus de succès. 🙂

    Va lire ça. Ça donne d’autres perspectives sur le bonheur.

    http://www.mrmoneymustache.com/2011/10/02/what-is-stoicism-and-how-can-it-turn-your-life-to-solid-gold/

    http://www.mrfreeat33.com/its-not-about-the-money-living-frugally-and-seeking-value/

    Néanmoins, je comprends dans quelle état d’esprit tu es présentement. Je me pose les même questions depuis plus de 3 ans et de plus en plus intensément depuis quelques mois…

    Vivre encore 10 ans de… bof… ou potentiellement vivre du wow des maintenant.

    Et la bonne question à se poser c’est qu’est-ce qui me ferait vraiment un wow?

    Moi, de me dédier à 100% à bâtir des sites en ligne qui génèrent des revenus passifs ou semi-passifs ça me ferait un wow. Pouvoir prendre le temps de faire partie d’une communauté active sur le sujet, suivre mes passions du moment pour bâtir un nouveau site. Peut-être flipper certains sites. Je ne sais pas.. il y a quelque chose là-dedans qui me rejoint. Ça me rejoint tant que dès que j’ai du temps libre personnel, je le passe à m’amuser avec mes sites, à lire sur le sujet, à chercher de nouvelles idées.

    Mais pour l’instant, j’ai un bébé, un autre en route, une conjointe qui à un emploi et une hypothèque qui ne se paie pas toute seule sur le dos. J’ai des responsabilités importantes et je pense que de tout lâcher maintenant pour espérer vivre de mes sites serait faire courrir un risque indu à ma famille et je pense que ce stress ne rendrait pas mon expérience agréable.

    Dans 4 ans… je n’aurai plus d’hypothèque. Si mes revenus de dividendes et en ligne continuent de croître au même rythme, je devrais avoir 10k en revenus passifs, 200k+ en action, au moins 100k dans mon fonds de pension et 250k dans ma maison en équité… Peut-être que là je serais dans une position qui me permettrait de faire le saut.

    J’ai souvent de la difficulté à faire la différence entre un vrai enjeu et une barrière mentale quand je réfléchis à ce sujet.

    Quand je me dis « c’est possible de tout changer demain ». Mon cerveau fait toujours…mouahhhhh t un rêveur le grand…

    Donc est-ce que je ne fais que repousser dans l’avenir une possibilité que je pourrais saisir maintenant par peur de la saisir? Ou est-ce que je suis réaliste?

    C’est en ça que Tim Ferriss m’a le plus remis en question.

    Moi ce que je reproche à Tim c’est d’offrir peu d’opérationel dans son livre.

    Je pourrais écrire un livre similaire et citer de belles histoires qui ont bien tournées… Larry Page et Bill Gates sont partis de rien pour bâtir des empires… donc je pourrais partir de rien et bâtir un empire. C’est une demi vérité que d’affirmer ce genre de chose.

    Il y a beaucoup de variables qui entrent en ligne de compte.

    Regarde Buffett par exemple. Il est apparamment parti de rien. Mais c’est faux. D’abord il venait d’une famille de bourgeois qui avaient des entreprises, qui était en politique aussi et il avait quatre grands « talents », un celui d’être séraphin. Deux, celui d’avoir une obsession pour le jeu du capitalisme. 3 celui d’être un beau-parleur capable d’enjôler. 4 celui d’être capable de projeter des entreprises dans l’avenir de façon réaliste.

    Et on couple à ça une conjoncture économique et une croissance démographique uniques dans l’histoire humaine.

    La différence majeure entre Tim et Warren c’est que Warren admet que refaire ce qu’il a fait est probablement peu probable. Tim lui laisse planer que c’est non seulement possible mais que c’est aussi facile.

    Es-tu prêt à déraciner ta famille à Chiang Mai? Moi non… on a nos liens familiaux ici, notre attachement, la relative sécurité qu’on veut offrir à nos enfants etc…

    Bref… mon commentaire est aussi confus que ton article parce que comme toi, Tim m’a rendu confus. Mais, il ne m’a pas fourni de schéma clair et opérationnel.

    Alors je suis revenu à mon approche qui elle à le mérit d’être claire, mesurable et opérationnelle.

    Ce que je retiens de Tim par contre, c’est que je pourrais optimiser bcp de choses et saisir davantage d’opportunités, mettre mes efforts là où avec 20% j’obtiens 80% de résultats.

    Cela voudrait dire que je ferme FaisCommeLesRiches. Que je cesse de commenter ici et ailleurs et que je me concentre sur mes « money site ». Que je cherche à me bâtir une équipe à l’étranger pour faire les choses à ma place et que je pars une PME pour vendre de la pub ou d’autres services liés à mes sites…

    Mais je tire bcp de plaisir de ces choses que je devrais abandonner…

    1. Alain,

      Oui, grâce à ta recommandation j’ai commencé le livre (rendu au 11ème chapitre).

      J’ai déjà lu l’article que tu mentionnes de Mr Money Mustache. J’ai même été emprunté le livre cité dans l’article à la biblio mais j’avoue avoir perdu l’intérêt après quelques chapitres. Quant à Jason Fieber, je le connaissais même si je n’investis pas dans les dividendes. Son histoire semble avoir inspiré beaucoup de gens tout comme MMM.

      J’aime bien ton commentaire : «J’ai souvent de la difficulté à faire la différence entre un vrai enjeu et une barrière mentale quand je réfléchis à ce sujet». C’est sûr que comme toi je me dis qu’il serait plus prudent d’avoir X$ d’amassés avant…surtout avec un enfant. Cependant, je me demande aussi combien peut valoir chaque année à laquelle je «renonce»…en liberté, bonheur mais p-e aussi en revenu?

      Je suis d’accord qu’il laisse entendre que sa technique est facile, voir infaillible à l’entendre parler. Faut pas oublier que le gars est une exception en soi. Pour faire suite à ta comparaison de Warren Buffett, Tim a un talent inouï d’arriver à tout optimiser…et aussi à très bien se vendre. Pas reposant de toujours tout faire de la façon la plus optimale!

      Quant à ton plan, je trouve qu’il est très bien pensé. Je pense que tu es plus conservateur que moi…mais suis-je trop optimiste ou juste insouciant…dur de trancher la ligne. Je comprends très bien par contre ayant aussi un enfant et une hypothèque…et tout comme toi c’est très peu probable que ma blonde se contente d’un seul enfant! Elle est très familiale et proche de ses parents, frères et soeurs alors que je suis enfant unique!

      Je ne voudrais pas déraciner ma famille non plus….surtout pas pour des raisons d’arbitrage géographique. Je ne serais pas contre l’idée de partir 3-6 mois et aller vivre et apprendre une nouvelle langue et culture, accompagné de ma petite famille…pour l’expérience mais certainement pas pour s’établir.

      En bout de ligne, je me questionne beaucoup mais je pense qu’au fond de moi je m’imagine atteindre la liberté par l’investissement. C’est extrêmement prématuré comme idée et je suis (très) loin d’avoir fait mes preuves. Cependant, j’aime la flexibilité que ça peut donner en terme de temps, de localisation et d’autonomie. Le potentiel de revenu aussi est immense. Tu peux en apprendre sur plein de sujets et être amené à discuter avec des experts de plusieurs domaines dans différents contextes et d’autres investisseurs super intéressants. Tu peux donc aussi retrouver le côté social qui finirait par me manquer si je ne faisais que sous-traiter à gauche et droite et recevoir des chèques pour X nombre de produit vendus. Bien sûr, c’est aussi un monde de rapace ou tout le monde veut se piler les uns sur les autres pour faire plus de cash…mais bon…le milieu du travail et la business aussi dans un sens.

      C’est évidemment sujet à énormément de variance et surtout ça peut aller dans les deux sens mais cette année je vais probablement avoir gagné plus d’argent net (à cause du CELI) sur le marché qu’à mon travail. Tout ça avec un capital limité. Je me dis qu’il n’est peut-être pas si irréaliste que d’ici quelques années avec un capital beaucoup plus grand, d’être capable de générer un 25-30k+ sur le long terme…et d’accompagner ça par quelques petits projets à gauche et à droite.

      Beaucoup de questionnements!!!

      1. Se questionner, c’est hyper sain. Ne pas se questionner… c’est triste. Reste ensuite à prendre des décisions rationnelles.

        Mais tu touches vraiment un point sensible ici. La raison principale pour laquelle je suis plus conservateur que toi (outre nos personnalités respectives), c’est que je me donne peu/pas de marge d’erreur.

        J’ai déjà essayé des tas d’autres avenues sans succès… Là, je DOIS sortir de la rat race. Pour moi c’est une question de santé mentale je pense… Chaque jour je trouve que le poids de faire encore et toujours la même chose avec les même gens avec qui j’ai peu/pas d’affinités pèse de plus en plus lourd sur mes épaules.

        Alors il faut que ça fonctionne. J’ai besoin de savoir la date à laquelle je peux me libérer. C’est ma motivation pour avancer.

        Mais en même temps, je regarde mes sites.. j’ai écrit deux ou trois nouveaux articles sur mon nouveau site de niche au cours du dernier mois. Les ventes et le traffic sont en hausse. Je suis rendu à près de 1000 visiteurs par mois (du traffic qualifié pour acheter) avec 25 articles. Habituellement le nombre d’article fait gagner le site en autorité donc si j’avais 250 articles je n’aurais pas 10,000 visites par mois mais probablement plus 15-25000 visites par mois. Si je faisais ça à temps complet pendant un an, un ou deux articles par jour (au lieu de travailler), je me demande combien de revenus ça générerait ensuite?

        Selon Spencer Hawes, un site qui a 500 articles liés à des mots clés à queue longue peut facilement générer des milliers de dollars par mois.

        Honnêtement, je ne vois pas la différence entre faire ça à temps plein ou faire ma job à temps plein en terme de táche et d’appréciation de la tâche. La différence se trouve par contre au niveau du revenu et c’est là que se trouve mon plus gros blocage mental. Je gagne 100,000$. En théorie (mais là ils veulent changer ça), je suis censé gagner 130,000$ brut dans 4 ans.

        Mon site rapporte 40$ par mois…

        Sauf que mon revenu en ligne peu en théorie croître à l’infini et se générer pendant que je ne suis pas actif.

        Si je gagnais 30,000$ par an… je ferais probablement le saut de tenter l’expérience. Mais là… perdre une job qui paie autant dans un marché où pour la remplacer il me faudrait probablement aller travailler à Toronto ou Vancouver…

        Je me suis tendu mon propre piège avec mes promotions. Lol Je gagne plus et j’ai tellement travaillé fort pour y arriver que juste la pensée de perdre ce que j’ai réussi à obtenir me fait frémir lol

        On est tous pris dans nos propres constructions mentales. Arriver à les démolir n’est pas une mince tâche. De là Fight Club. Brad Pitt a réglé ça sharp. Tiens… tu n’as plus rien… donc tu n’as plus rien à perdre… lol

        Ça ferait le sujet d’une belle réflexion, de lectures intéressantes et peut-être même d’un bon article…

        1. La peur de l’échec, l’incertitude, la culpabilité si ça ne fonctionne pas…c’est lourd! Vraiment pas une décision facile pour toi rendu au point où tu es dans ta carrière avec de telles conditions.

          Peut-être qu’on devrait commencer à se coucher à terre dans des endroits publics, fixer les gens droit dans les yeux quand ils nous parlent ou demander le numéro de téléphone à des belles filles comme le suggère Tim..! Ça serait un début 😛

          As-tu vu ce vidéo de Mr Money Mustache : https://www.youtube.com/watch?v=LfKaLQkTZfQ

          Desfois ça me tente de bâtir une sorte de présentation, conférence…manquerait juste à savoir où je présenterais lol

          1. Et pourtant, il existe aussi le coût d’opportunité de ne pas faire l’action.

            Avant d’entrainer ma femme et mes deux enfants dans un autre pays, on s’est dit « Ouais, si ça fouerre? ». Et puis, la réponse était « Ben, on revient ».

            On fait parti du 1% mondial… les opportunités sont tous là, faut juste faire le saut dans le vide.

            Inspiration : https://youtu.be/mmReH3q6c4w

            J’ai pas de plans opérationals. En accumulant de l’argent, vous êtes immunisé contre la plupart des périls. Il pourrait vous arriver une énorme bévue demain matin qui vous couterait 100k, vous seriez encore ‘ok’.

            Dans notre cas, le regret de ne pas avoir essayé l’aventure nous semblait pire que la possibilité d’avoir eu une mauvaise expérience.

            Et puis, l’expérience, c’est la sagesse.

          2. Le Calcul Riche,

            C’est pas mal sur ça que le livre The 4-hour workweek m’a amené à réfléchir (coût d’opportunité). Il y a un an, je me projettais dans 7-8 ans en me disant qu’il serait très possible que l’on ait atteint l’indépendance financière. Maintenant, j’ai de la misère à m’imaginer attendre encore 2-3 ans…!

            Comme tu le mentionnes, c’est quoi le pire qui peut arriver? Manquer d’argent et devoir retourner au travail/pays? Peut-être que le salaire sera moindre….somme toute, rien de catastrophique on s’entend. Et si au contraire, l’expérience nous enrichit (monétairement et personnellement), nous libère du 9 à 5, nous fais réaliser que l’on a besoin de bcp moins d’argent qu’on pensait, etc etc. Je ne veux pas avoir l’air d’avoir une pensée magique…Personnellement je pense que ça me prendrait une forme de plan sans qu’il soit super détaillé ou opérationnel (comme pour toi).

            C’est génial d’avoir une opinion de quelqu’un qui a fait le saut et pour qui ça semble avoir porté fruit!

            Merci pour le commentaire et partage du vidéo, je le met dans ma liste d’écoute pendant les congés.

  2. Très intéressant tout cela …

    Et c’est une très grande question…

    J’ai mis le pied dans votre petite communauté de gens qui visent l’indépendance financière il y a quelques jours. Depuis, je dévore vos textes.

    Je détonne un peu dans le décor car contrairement à vous qui semblez bien jeunes, je suis un vieillard de 49 ans 🙂

    A la mi-septembre 2016, j’ai atteint mon indépendance financière. Dans mon cas à moi, ça signifie que je peux me verser $30 000 net (impôt payé) jusqu’à la fin de mes jours sans avoir de loyer à payer puisque je vivrai dans un de mes logements.

    Ce n’est pas énorme mais je suis célibataire et, par choix, je vis déjà avec bien moins que ça !

    Pourtant, je suis encore au travail !!!

    Je me rend compte que l’accumulation d’argent a un peu été une obsession pour moi au cours des dernières années et que je ne me suis pas assez poser la question: « Qu’est-ce que je veux faire dans la vie ? »

    Je sais que je veux voyager plusieurs mois par année en mode « un peu routard » mais mes projets s’arrêtent là. C’est une partie de mon plan que j’ai beaucoup négligé. Pas facile de s’imaginer à rien faire quand on a été hyperactif toute notre vie.

    Je me donne donc une autre année pour réfléchir à ce que je veux réellement faire de ma vie, pour mettre quelques projets en route. J’ai longtemps rêvé de faire de l’aide humanitaire alors j’explore cette possibilité.

    Bref, après des années à dire que je serais prêt demain matin à me retirer si j’avais les moyens financiers, je me rend compte que l’argent est loin d’être le seul élément dont il faut tenir compte. Faut être prêt financièrement mais psychologiquement aussi.

    C’est quand même bien plaisant de savoir qu’on peut tout foutre là si on en a envie 🙂

    Un gars mélangé !

    Richard

    1. Premièrement, merci pour l’excellent commentaire Richard.

      Ne t’en fais pas, tu n’es pas le seul à être mélangé haha je le suis moi-même comme je le mentionne dans l’article! Ça prouve que tu te questionnes et que tu remets en question ta façon de faire et de voir les choses et je trouve ça très sain.

      Et tu es financièrement libre au très jeune âge de 49 ans alors que tu viens juste de découvrir la communauté? Bravo! Il semble que c’était naturel pour toi d’économiser et d’investir dans ta liberté.

      Quand tu dis que l’accumulation d’argent a été une obsession pour toi, c’est un peu l’impression que j’avais dans mon jeune parcours vers l’indépendance financière. Tu mentionnes le côté psychologique, je pense que nos barrières mentales (peur de manquer de quoi, peur de s’ennuyer, peur de l’inconnu) font en sorte qu’on a toujours l’impression de ne pas en avoir assez. Personnellement, c’est après avoir lu le livre de Tim Ferris The 4-hour workweek, ça m’a fait réfléchir et j’ai d’ailleurs écris cet article juste après. Si on attend d’avoir le montant parfait pour se considérer libre financièrement, on risque de se réveiller riche…sur notre lit de mort. Comme l’a dit Alain du blog faiscommelesriches : «je ne veux pas mourir l’homme le plus riche du cimetière». Je veux seulement profiter de la vie le plus rapidement et le plus longtemps possible.

      Tiens nous au courant de tes décisions! J’ai l’impression que tu es dans un point de tournant de ton parcours et j’ai bien hâte de voir comment ça se passe et d’entendre tes réflexions.

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